Les travailleurs canadiens ne sont pas obsédés
par l'argent. Au contraire, les plus heureux expliquent que c'est le sentiment
de s'accomplir et un environnement de travail sain qui font leur bonheur.
Voilà ce qui ressort d'un sondage
réalisé sur Internet par la firme NorthStar Research Partners auprès de 8750
travailleurs canadiens pour le compte du site d'emploi Workopolis.
L'enquête a permis d'établir un palmarès des 20 professions qui procurent le
taux de satisfaction le plus élevé au pays. Les sondés ont dû noter, sur une
échelle de 1 à 10 le niveau de satisfaction pour chacun des 11 critères.
Si le palmarès est dominé par la passion des chefs de la direction
d'entreprise et par celle des professeurs, un courant de bien-être personnel
s'affiche nettement dans les critères retenus pour se sentir satisfait au
travail.
Les Canadiens qui aiment leur emploi ne placent pas l'argent ou les conditions
de travail au sommet de la pyramide des valeurs, mais bien la qualité de leur
environnement et leur capacité de s'accomplir.
Ainsi, la culture organisationnelle prend le premier rang, suivie de
l'occasion d'utiliser ses compétences et de celle de se développer au niveau
professionnel.
Les conditions de rémunération, les heures de travail flexibles et le niveau
de stress se trouvent dans les bas fonds de leurs priorités.
Paradoxalement, si l'on demande aux Canadiens de quoi ils s'ennuieraient s'ils
quittaient leur emploi actuel, ils invoquent les critères les moins importants
aux yeux de ceux qui s'affirment les plus satisfaits.
Ainsi, la flexibilité des heures de travail arrive au premier rang chez 28%
des répondants, l'environnement suivant de près avec 24%. Les conditions de
rémunération se classent troisièmes avec 20%.
Au bas de l'échelle, l'occasion de servir la communauté (7%), les occasions
d'avancement (7%) et l'occasion de travailler à la maison (6%) traînent de la
patte.
Quant à ce qu'il faudrait changer dans leur situation d'emploi, un travailleur
sur trois souhaite gagner plus d'argent. Les jeunes de 18 à 24 ans y croient
davantage, soit dans une proportion de près de un sur deux.
L'avancement au sein de l'entreprise se trouve loin derrière, avec 12% de
répondants. Seulement 3% se plaignent de ne pas pouvoir laisser libre cours à
leur créativité.
Bruno Gendron, vice-président à la région de l'est du Canada chez Workopolis,
estime que les entreprises font généralement preuve de bonne foi, mais
qu'elles ne comprennent pas toutes le besoin de créer un milieu de travail
stimulant.
«Nous observons un réel changement au plan des priorités professionnelles,
dit-il. Les employeurs n'en sont peut-être pas tous conscients, mais par
contre, c'est généralement ce qu'ils rêvent de donner à leurs employés. Ils
veulent fournir un environnement qui permet de se réaliser, d'être mis au défi
et de rester longtemps.»
Alors, comme employeur, il est important de prendre en considération ces
données afin de s’assurer de la rétention de vos travailleurs. Après tout, la
ressource la plus importante de votre entreprise n’est-elle pas vos employés ?
Nathalie Beaulieu
Conseillère en recrutement
accréditée TRIMA
Référence :
La Presse Affaires, mars 2007